La France autorise, par dérogations, l’usage de pesticides non homologués au niveau européen, au nom de « circonstances exceptionnelles ».
Le ver est dans la dérogation.
Exemple emblématique : le Movento (spirotétramate), classé reprotoxique et dangereux pour les milieux aquatiques, interdit dans l’UE mais appliqué depuis mars 2026 sur de nombreux fruits.
Sous pression des filières agricoles confrontées aux ravageurs, ces autorisations temporaires se multiplient : la France est le deuxième pays européen en nombre de dérogations, avec déjà 58 accordées au 30 avril 2026.
D’autres substances non validées, comme le dimpropyridaz ou le benzobicyclon, suivent la même voie. Associations et justice dénoncent un détournement du principe d’exception, rappelant que ces usages concernent des problèmes « récurrents » et non imprévisibles.
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