Pendant longtemps, on a pensé que les gènes se divisaient en deux groupes basiques : les exons, qui fabriquent les protéines, et l’ADN « non codant », qui sert plus ou moins à réguler le reste.
Sauf que… minute papillon ! Une étude de l’Inserm en provenance de Marseille vient de révéler que des milliers d’exons jouent double jeu : ils codent ET régulent.
En clair, certains bouts d’ADN ne se contentent pas d’écrire la recette : ils jouent aussi avec l’interrupteur, à allumer et éteindre les autres gènes. Jour, nuit. Jour, nuit.
Grâce à la base de données ReMap et à des analyses à grande échelle, les chercheurs ont identifié plus de 10 000 de ces exons hybrides chez plusieurs espèces. Une broutille ? Pas vraiment : ils représentent environ 8% des exons humains.
Apprendre à lire entre les gènes.
Au final, notre lecture du génome a pris un sacré coup de vieux : on pensait avoir un mode d’emploi, on découvre un roman à tiroirs… et, visiblement, on n’avait lu que la quatrième de couverture.
Allez hop, les chercheurs, on y retourne !
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