Certaines figures médiatiques feignent encore la surprise face au réchauffement climatique. Mais qui aurait pu prédire ? Peut-être Eunice Newton Foote, dès 1856 ? Depuis, les alertes s’enchaînent avec une constance remarquable… remarquablement ignorées.
Basta! nous offre un superbe récapitulatif des grandes dates du climat, de 1956 à 2026 : « Climat : 50 ans d’alertes des scientifiques et d’immobilisme de nos dirigeants ». Bon, alors, selon LMOUS (vous connaissez notre rigueur scientifique implacable) : 2026 – 1956 = 70 (et pas 50, à vérifier quand même). À moins de considérer que les alertes n’ont plus été ignorées à partir de 2006, ou autres subtilités ? Pas le genre de la maison…
Je ne vais pas résumer l’article ici, il est très bien, à lire absolument ! Je me permets juste d’ajouter, pour chatouiller un peu, trois dates d’introduction. Des broutilles, des détails, qui ajoutent 100 ans à l’addition finale #LaCuenta. Vous êtes chauds ? Alors c’est parti… ↗
1856 : Eunice Newton Foote découvre l’effet de serre
À une époque où l’on venait de comprendre que, sans une petite astuce atmosphérique, la Terre ne serait qu’un immense congélateur oscillant entre −50 et −75 °C, Newton Foote démontre que le CO₂ et la vapeur d’eau retiennent la chaleur. Une révolution. Sa conclusion : plus de CO₂ = plus de chaleur.
Notez qu’Eunice n’a été réhabilitée que récemment : à l’époque, les découvertes faites par des femmes… n’existaient pas, leurs autrices étant élégamment tenues à l’écart des institutions scientifiques.
1896 : Svante Arrhenius quantifie le réchauffement planétaire
Le chimiste suédois publie le premier calcul quantitatif montrant combien la concentration de CO₂ dans l’atmosphère influence la température terrestre. Il estime qu’un doublement de ce gaz entraînerait un réchauffement planétaire d’environ 5 °C, une valeur proche des estimations actuelles du GIEC.
1938 : Guy Stewart Callendar alerte sur le réchauffement anthropique
L’ingénieur en mécanique et météorologue amateur britannique a été le premier scientifique à démontrer empiriquement que la planète se réchauffait déjà… sous l’effet de l’augmentation de CO₂ issu des combustibles fossiles. La hausse des températures actée est alors estimée entre 0,3 °C à 0,5 °C sur les 50 années précédentes.
Pour la suite, ça se passe chez nos amis de Basta! ↗ (à ne pas louper)