Le rapport d’Oxfam dresse un constat brutal : les grandes entreprises européennes privilégient massivement leurs actionnaires.
Entre 2022 et 2024, 70% des profits leur ont été reversés, un chiffre qui grimpe à 82% en 2025. Pire, près d’un quart des groupes ont distribué plus que leurs bénéfices, parfois en s’endettant.
La France se distingue négativement avec 73% des profits captés, contre 50% en Allemagne, où la cogestion salariale limite les excès. Les écarts sont vertigineux : Engie atteint 302%, quand EDF reste à 3%.
Les inégalités salariales suivent la même logique : le patron de Stellantis touche 22 millions d’euros, quand celui de la SNCF gagne 5 fois le salaire moyen… contre 361 fois chez Carrefour.
Pour Oxfam, ces choix traduisent un court-termisme dangereux et politique, au détriment de l’investissement, des salariés et de la transition écologique.