Les neuf organisations représentatives des pompiers ont déposé un préavis de grève pour le jeudi 13 août et organisé une conférence de presse près de la place Beauvau.
Elles dénoncent une « dégradation continue » du service public, aggravée par le dérèglement climatique, et réclament trois mesures : davantage de financement, des embauches et une meilleure protection de la santé. Le système repose massivement sur 200 000 volontaires, souvent mobilisés au-delà des 600 heures annuelles recommandées et rémunérés environ 8 euros de l’heure.
Les délais d’intervention s’allongent, les effectifs diminuent et les interventions augmentent. En dix ans, le secours aux personnes est devenu leur activité principale, parfois pour compenser les défaillances des ambulances, de la psychiatrie ou des services sociaux.
Les syndicats dénoncent aussi l’absence d’équipements contre les fumées toxiques et le retard français dans la reconnaissance des cancers professionnels. Face aux discours ministériels jugés déconnectés, ils réclament enfin une réforme concrète du financement des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis), plutôt qu’une nouvelle mission parlementaire.