La condamnation d’EDF pour harcèlement moral envers Arnaud Bégin devient définitive après le rejet du pourvoi par la Cour de cassation le 20 mai.
Ancien inspecteur de la sûreté nucléaire à Chooz, ce salarié dénonçait depuis des années des pressions, des mises à l’écart et la dégradation de ses conditions de travail.
En cause : ses rapports critiques sur les centrales de Dampierre et du Tricastin, cette dernière ayant été placée sous surveillance renforcée en 2017. L’Autorité de sûreté nucléaire avait confirmé certains faits et saisi la justice dès 2021.
Des témoignages internes, dont celui d’un salarié affirmant avoir agi « sur ordre de la direction », ont renforcé le dossier. Déjà condamnée en appel en novembre 2024, EDF voit sa responsabilité confirmée. Parallèlement, les prud’hommes ont jugé « infondée » la mise à la retraite d’office de Bégin, requalifiée en licenciement nul, avec 250 000 € d’indemnités.
C’est ce qu’on appelle un plan qui se déroule sans avec quelques d’accrocs.
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