Quand procrastiner relevait de la sagesse  - Dépression Moyen âge Paresse Philosophie Psychologie Santé mentale Sociologie
| 16/05/2026 13:45

Quand procrastiner relevait de la sagesse

Image d’illustration © priscilladupreez | Unsplash | Unsplash

Remettre à demain, forcément un défaut ? Pas si sûr. En fouillant un traité médiéval, l’auteur découvre que la « paresse » n’est pas de la flemme, mais une forme d’« acédie » : un mélange d’ennui, d’anxiété et de désorientation.

Article original en anglais sur TheGuardian.com ↗.

L’ennui qui nourrit.

Le vrai danger, selon Dante, c’est la dérive inconsciente, façon somnambulisme, où l’on se laisse séduire par des illusions. Mais les penseurs du Moyen Âge proposent autre chose : accueillir ces phases de flottement.

Bernard de Clairvaux compare la vie à un marathon irrégulier : impossible d’être performant en continu. Mieux : l’ennui peut devenir un tremplin. Dante lui-même transforme une dépression en révélation philosophique. Comme les héros médiévaux, qui trouvent le Graal en s’égarant, nos détours mentaux peuvent ouvrir des portes inattendues. Moralité : procrastiner, mais en restant lucide. Car même une errance sur Wikipédia peut, parfois, réveiller l’esprit.

Cet article est publié sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.
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Article original publié sur Les mots ont un sens.
Auteur : Napakatbra / LMOUS.
Article sous licence Creative Commons CC BY‑ND 4.0.

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