Des chercheurs de l’université du Minnesota semblent avoir franchi un cap symbolique : fabriquer une cellule 100% synthétique capable de « manger, grandir et se reproduire ».
Baptisée SpudCell, cette création chimique imite les fonctions de base du vivant, sans ADN hérité ni « étincelle magique ». La vie version kit IKEA.
Sur le papier, c’est une petite révolution. Cette cellule, composée de 150 à 200 molécules (contre des milliards pour une cellule naturelle), peut se diviser sur quelques générations. Elle ouvre la voie à une biotechnologie programmable, capable à terme de produire des médicaments, capter du carbone ou explorer les bases du vivant.
Mais…
Pour l’instant, SpudCell est décrite comme un organisme « incroyablement faiblard ». Elle ne produit pas ses propres protéines, doit être donc être nourrie en « machinerie moléculaire », maintenue à température constante et se reproduit lentement (toutes les 12 heures, loin des 30 minutes d’E. coli). Une sorte de Tamagotchi biologique sous perfusion.
La question centrale reste surtout philosophique : est-ce vraiment de la vie ? Certains experts répondent non, car incapable d’évoluer seule. D’autres y voient une étape majeure vers une vie artificielle.
Consensus implicite : on est encore loin de la « vie synthétique »… mais c’est clairement plus qu’un simple bricolage chimique.
Voir aussi sur science.org ou umn.edu
Notre newsletter : gratuite, même par mauvais temps. On envoie quand on y pense…