Des chercheurs de l’ETH Zurich et de l’Université de Zurich développent des microrobots biohybrides capables de réparer la moelle épinière.
La médecine change d’échelle ?
Ces « NPCbots » combinent cellules souches et nanoparticules magnétroélectriques pour être guidés de l’extérieur vers la lésion et stimuler la régénération nerveuse là où il y a besoin. Ils font environ 6 micromètres (plus petits qu’une cellule humaine), sont invisibles à l’œil nu et capables d’intervenir directement au cœur des tissus nerveux.
Dans des tests sur poissons-zèbres, la mobilité revient presque à la normale en trois jours. Chez la souris, pourtant incapable de régénération naturelle, les connexions nerveuses se reforment en 28 jours avec amélioration nette de la marche.
Le dispositif utilise des champs magnétiques convertis en impulsions électriques ciblées au cœur des tissus. Dissolvables et peu invasifs, ces microrobots pourraient rapidement repousser les limites de la médecine. Encore testée sur l’animal, cette technologie (assez simple finalement) ouvre des perspectives majeures en neurologie, mais aussi en cardiologie et en oncologie.