À Uckange, en Moselle, au milieu des hauts fourneaux désaffectés, une commune expérimente la phytoremédiation, une technique qui utilise des plantes et les micro-organismes de leurs racines pour traiter naturellement les friches industrielles.
Le Miscanthus x Giganteus, ou « herbe à éléphant », cible notamment les polluants organiques comme les hydrocarbures. Une autre plante, dont le nom reste secret (suspense botanique oblige) concentre le zinc et d’autres métaux dans ses parties aériennes, qui pourront ensuite être extraits.
L’objectif est de traiter simultanément les hydrocarbures, le nickel, le chrome, le cuivre et le zinc, avec une méthode moins invasive et moins coûteuse que l’excavation ou la chimie lourde. Les premiers résultats sont encourageants, mais la dépollution prendra du temps, encore en cours d’évaluation.