Dans Do the Right Thing (1989), Spike Lee transforme une journée de canicule en laboratoire de la domination sociale.
La chaleur ne crée ni le racisme, ni la pauvreté, ni la ségrégation, mais elle agit comme un accélérateur, un catalyseur poussant à l’affrontement entre des habitants déjà enfermés dans un espace pauvre, triste et sans issue.
Et pendant ce temps, les véritables lieux de pouvoir (banques, promoteurs, mairie, entreprises) restent hors champ, comme s’ils étaient dans un autre monde.