Le tribunal régional de Munich a jugé Google responsable des contenus générés par sa fonctionnalité AI Overview, rompant avec le traditionnel statut d’hébergeur accordé au moteur de recherche.
L’erreur est humaine.
Des résumés IA avaient accusé à tort deux entreprises munichoises d’escroqueries, en inventant des liens inexistants avec des sociétés frauduleuses. La Cour a considéré ces contenus comme les « propres déclarations de l’accusé », car ils sont produits par ses systèmes.
La mention « créé avec l’IA » ne suffit pas à exonérer l’entreprise. En assimilant ces résumés à des contenus éditoriaux autonomes, la justice applique le droit de la presse et impose à Google de corriger et de prévenir toute récidive.
Avec une fiabilité estimée à 91%, ces outils peuvent générer des millions d’erreurs quotidiennes de ce type, ouvrant la voie à une remise en cause globale du statut juridique des plateformes à l’ère de l’IA.