À Glomel, en Centre-Bretagne, la mine d’andalousite d’Imerys expose ses ouvriers à des poussières de silice cristalline, cancérogènes.
Une enquête Splann! ☝️
Des témoins, des vidéos, des documents internes et des contrôles révèlent des nuages permanents, des machines vétustes, des aspirateurs défaillants et des opérations de nettoyage réalisées à la soufflette… la méthode idéale pour transformer un atelier en incubateur à cancers.
Entre 2021 et 2023, l’Apave (société spécialisée dans la maîtrise et le contrôle des risques industriels, payée par Imerys) n’a trouvé que deux postes conformes sur six. Plusieurs salariés souffrent de silicose, d’emphysème ou de graves troubles respiratoires, parfois après seulement quelques mois d’exposition.
Les intérimaires, affectés aux tâches les plus poussiéreuses, semblent particulièrement touchés. Imerys affirme faire de la santé une priorité, tout en refusant de détailler ses contrôles.
« La plupart de mes collègues sont morts »
Les anciens salariés n’ont pas bénéficié du suivi médical prévu par le Code du travail. Cédric Gouagout, lourdement handicapé à 44 ans, poursuit l’entreprise et Manpower pour « faute inexcusable ». Il est le premier à le faire. Première audience le 8 octobre 2026.