Les données européennes sur 220 000 véhicules mettent à mal le pipeau marketing des constructeurs. En 2024, les PHEV ont rejeté 145 g de CO₂/km dans la réalité, contre 24 g/km lors des tests. À peine mieux que les véhicules thermiques classiques.
En roue libre.
La promesse était belle : rouler électrique en ville, thermique sur les longues distances, et verdir l’automobile sans trop bousculer les habitudes. Mais les chiffres européens racontent une histoire… nettement moins flatteuse.
Selon les données de l’Agence européenne pour l’environnement, les PHEV (Plug-in Hybrid Electric Vehicle) immatriculés en 2024 émettent en réalité 145 g de CO₂/km, contre seulement 24 g/km mesurés lors des tests : six fois plus. L’analyse repose sur 220 000 véhicules équipés de capteurs. En 2023, l’écart était déjà d’un facteur cinq.
Pire, les émissions réelles ont augmenté de 5% en un an pendant que les valeurs officielles baissaient de 15%. Avec chiffres, ces véhicules ne font guère mieux que les voitures thermiques classiques, créditées de 169 g/km.