À Rapa Nui, le conseil démocratiquement élu de l’île de Pâques vient de conclure de nouveaux accords pour financer, surveiller et étudier l’une des plus vastes aires marines protégées du monde.
Le sanctuaire couvre plus de 700 000 km² du Pacifique et est administré par un conseil où les représentants autochtones sont majoritaires : six élus rapanui contre cinq responsables chiliens. Avec Island Conservation et Blue Nature Alliance, le Koro Nui o Te Vaikava (Conseil local de la mer de Rapa Nui) va enfin rendre réelle et concrète une protection qui restait jusqu’à présent théorique.
Les nouveaux financements (montants non communiqués) permettront les patrouilles maritimes, le suivi scientifique et l’information des habitants, en associant les méthodes modernes et les savoirs écologiques traditionnels.
Le projet relie également la restauration des terres à la santé des récifs : éliminer les espèces invasives et favoriser le retour de la faune pourrait améliorer l’équilibre marin. Récompensée par un Blue Park Award en 2026, l’initiative est présentée comme un modèle de gouvernance autochtone et de coopération internationale.