Dans le parc national Kruger, en Afrique du Sud, des chercheurs ont étudié comment évolue un écosystème après la mort d’un éléphant.
D’abord, la carcasse écrase la végétation et les charognards s’en nourrissant mettent le sol à nu en le piétinant : côté jardinage, on a vu plus délicat. Puis les nutriments des restes et des déjections s’infiltrent dans la terre, stimulent les microbes et enrichissent les plantes.
Sur les cas étudiés les plus récents, l’azote du sol peut être jusqu’à 3 000 fois plus concentré. Mais l’ammonium empêche dans un premier temps la repousse, et seules quelques plantes adaptées se développent. Le résultat est une végétation moins diverse, mais plus nutritive, qui attire les herbivores. Ceux-ci reviennent pendant des années et, par leurs déjections, entretiennent la biodiversité du sol. Et donc la biodiversité végétale.
Au cimetière des éléphants, la biodiversité festoie.