L’IA optimise la rentabilité des puits de pétrole, et cette efficacité pourrait aussi augmenter les émissions de CO₂ annuelles, jusqu’à 1,8 milliard de tonnes (environ 3,2 fois l’empreinte carbone de la France).
Selon une étude publiée dans Nature ↗, l’IA permet de mieux cartographier les réservoirs, de réduire les coûts de forage d’environ 30% et de rendre rentables des gisements autrefois trop chers à exploiter. Dans le bassin permien, aux États-Unis, le seuil de rentabilité serait ainsi passé de plus de 90 à environ 40 dollars le baril.
Les réserves exploitables pourraient grimper de 470 à plus de 1 000 milliards de barils, entraînant l’émission de 500 millions à 1,8 milliard de tonnes de CO₂ supplémentaires par an. Comparaison utile : 1,3 milliard de tonnes représente environ 2,3 fois l’empreinte carbone de la France (563 millions de tonnes en 2024 ↗). L’hypothèse de 1,8 milliard = 3,2 fois.
L’IA améliore aussi le solaire, l’éolien et le nucléaire, mais ces progrès devraient être quatre à cinq fois supérieurs à ceux réalisés dans les énergies fossiles pour compenser leurs effets. Peu probable.
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