Le 24 juin, le Tribunal de l’UE a classé les jets privés dans la catégorie des investissements « verts ». Oui, vous avez bien lu.
Les juges ont annulé la décision de la Commission (2023) qui les excluait de la taxonomie durable, estimant qu’elle avait jugé trop vite : la pollution concerne surtout l’usage, pas la fabrication.
Autrement dit, construire un jet pourrait être considéré comme « vert », même s’il brûle des milliers de tonnes de kérosène ensuite. Le tribunal invoque aussi les carburants durables et le rôle économique spécifique de l’aviation d’affaires.
Dassault jubile (« victoire judiciaire »), et les ONG suffoquent. Rien n’est automatique toutefois : chaque projet devra prouver sa vertu écologique.