On parle souvent d’engrais, de pesticides, d’irrigation et de machines pour expliquer les rendements agricoles. Pourtant, le facteur décisif est beaucoup plus discret : le sol.
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Une étude publiée dans Nature Food ↗ en juillet a comparé des parcelles soumises à des conditions climatiques similaires, en tenant compte des engrais, de l’irrigation et des pratiques agricoles.
Résultat : l’érosion, la déshydratation et le tassement réduisent fortement la production. Chaque hausse de 10% de la dégradation ferait baisser les rendements de 2% en moyenne. À l’inverse, réduire cette dégradation de 10% permettrait de nourrir plus de 70 millions de personnes supplémentaires.
Entre 2015 et 2019, 100 millions d’hectares de terres fertiles auraient été dégradés chaque année, soit deux fois la superficie du Groenland. La solution ne consiste donc pas forcément à ajouter toujours plus d’intrants, mais à restaurer les sols : couverture végétale, meilleure rétention de l’eau et réduction du tassement.