El Niño est une phase chaude de l’ENSO (El Niño-oscillation australe), un phénomène climatique naturel qui alterne avec La Niña dans le Pacifique équatorial.
El Niño, ce gamin colérique.
Lorsque les alizés, vents des régions intertropicales, faiblissent ou s’inversent, les eaux chaudes accumulées à l’ouest se déplacent vers l’est et libèrent davantage de chaleur et d’humidité dans l’atmosphère.
Le phénomène, qui revient tous les deux à sept ans et dure de six à dix-huit mois, peut dérégler le climat bien au-delà du Pacifique : pluies et inondations dans certaines régions des Amériques, sécheresses en Asie du Sud-Est, en Australie ou en Afrique centrale, perturbation des courants-jets, risques agricoles, sanitaires, économiques et humanitaires.
Selon les prévisionnistes, l’épisode 2026-2027 sera exceptionnel, avec des eaux jusqu’à 3°C plus chaudes que la normale. Historiquement, certains El Niño ont eu des conséquences catastrophiques : celui de 1877-1878 contribua à des sécheresses et à une famine au Brésil et dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie qui aurait fait jusqu’à 50 millions de morts.
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