Dans la nature, certains parents trichent : ils refilent leurs petits à d’autres espèces pour qu’elles se tapent le sale boulot.
Ce « parasitisme de couvée » touche surtout les oiseaux, comme le célèbre coucou, qui dépose ses œufs en douce dans le nid d’autrui après avoir parfois viré ceux déjà présents. Le petit, à peine né, expulse ses « frères » pour monopoliser victuaille et attention.
Même scénario chez le grand indicateur ou certains insectes, capables de manipuler chimiquement leurs hôtes. Mais loin d’être une arnaque facile, c’est une guerre évolutive permanente : les hôtes apprennent à repérer les intrus, tandis que les parasites affinent leurs ruses. Etc.
Une stratégie cruellement efficace, où chaque camp s’adapte sans cesse pour survivre. Dans ce monde-là, déléguer la parentalité, c’est surtout une question de survie.
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