Interdite d’exploitation par la justice, la mégabassine n’a été remplie cette année que par les pluies. Vide dès la mi-juillet, elle alimente la controverse : les écolos dénoncent une évaporation record, alors que la coopérative affirme avoir utilisé l’eau pour irriguer… malgré l’interdiction.
Une mégabassine qui prend l’eau.
Hiver pluvieux : 55 210 m³ de pluie recueillis (à peine 12 % de sa capacité maximale de 450 000 m³). Et puis c’est tout, car cette année, la bassine était interdite de pompage.
Mais entre le 15 juin et le 20 juillet, 40 000 m³ ont disparu. Évaporation massive sous l’effet des canicules ? Des spécialistes jugent l’hypothèse crédible. Mais la Coopérative de l’eau des Deux-Sèvres affirme que cette eau a été utilisée pour irriguer deux exploitations, malgré les interdictions. Elle évoque un accord oral avec l’État, sans aucun document à présenter. La préfecture n’a pas confirmé.
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