En Bretagne, la canicule de juin 2026 révèle la vulnérabilité d’un modèle agro-industriel fondé sur l’élevage intensif, les monocultures et une forte consommation d’eau.
Dans plusieurs exploitations, les températures supérieures à 40°C ont provoqué la mort de milliers d’animaux : Manu a perdu près de 2 000 dindes sur 9 000 et dû les enfouir lui-même, faute de capacités d’équarrissage suffisantes.
Au total, plus de 5 000 tonnes de porcs et de volailles auraient été enterrées. La sécheresse a également entraîné l’arrêt temporaire de sept usines, dont celle de chips Brets. Et la collecte de lait a chuté de 10 à 15%, les rendements du maïs et de l’herbe s’effondrent.
Les industriels promettent des économies d’eau, les associations dénoncent un système qui pollue les captages et réclame toujours davantage de ressource.
Stocker l’eau ne suffira pas : le Haut Conseil pour le climat breton préconise de désintensifier l’agriculture.
« Il faut avant tout stocker l’eau dans les sols », dit Pauline Pennober, chargée de mission politique de l’eau au sein d’Eau et Rivières de Bretagne.