Une tomate sauvage prouve que l’évolution peut faire marche arrière. Euh… quoi ?  - ADN Biodiversité Découverte scientifique Évolution Génétique Plantes Science Sciences Tomate Tomates
| 29/07/2026

Une tomate sauvage prouve que l’évolution peut faire marche arrière. Euh… quoi ?

Image d’illustration © elimendeinagella | Unsplash | Unsplash

Dans l’archipel des Galápagos, berceau symbolique de Darwin, une tomate sauvage semble avoir ressorti de vieux outils évolutifs du placard.

« C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe »… Et c’est avec les vieux gènes qu’on crée les meilleures résistances ?

De son petit nom Solanum pennellii, elle est présente sur les îles occidentales. Elle produit des alcaloïdes proches de ceux de l’aubergine, des molécules toxiques disparues des tomates modernes depuis plusieurs millions d’années. Ces composés l’aident à se défendre contre les prédateurs ou les maladies des îles volcaniques.

Les chercheurs parlent de « reverse evolution », mais le terme est clairement inadéquat, et mériterait à lui seul un article d’au moins 10 000 signes énervés : l’évolution n’avance pas vers un objectif ultime, elle bricole selon les circonstances. « Bricoler selon les circonstances », ça ne serait pas la définition de l’intelligence, par hasard ? Je vous laisse avec ça… ^^

La plante n’a donc pas « remonté le temps », elle a juste réactivé un potentiel ancestral grâce à une simple modification d’acides aminés. Des plants de tabac génétiquement modifiés ont confirmé le mécanisme. Cette découverte pourrait inspirer de nouvelles cultures, des pesticides ou des médicaments, dit l’article, ce qui n’arrivera pas… espérons.

Au cas où vous vous retrouviez un jour aux Galápagos, face à ces juteuses tomates : leurs alcaloïdes concentrés les rendent impropres à la consommation. Je vous aurais prévenus.

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