Le moratoire sur le soja en Amazonie, instauré en 2006, était un rare succès écologique : en interdisant l’achat de soja cultivé sur des terres déboisées après 2008, il avait quasiment fait disparaître la déforestation liée à cette culture.
Mais voilà, suite aux pressions des producteurs, des lois locales ont eu raison de ce garde-fou, définitivement abandonné en janvier.
La forêt qui finit en tofu.
Selon une étude publiée le 16 juillet dans Science ↗ (via phys.org ↗), 1,4 million d’hectares pourraient être rasés d’ici 2036 (soit deux millions de terrains de foot) avec 745 millions de tonnes de CO₂ émis à la clé (l’équivalent annuel du Canada).
Bref, un système qui marchait est démantelé en pleine crise climatique. Les chercheurs appellent donc les importateurs, notamment l’UE et la Chine, à ouvrir les yeux.
Lire aussi : « Cultiver la pluie : le mode d’emploi qui marche (garanti 0% chamanisme) »