Le gouvernement a renouvelé, pour trois ans, la liste des neuf espèces dites « susceptibles d’occasionner des dégâts » : renard, fouine, belette, martre, corneille, corbeau, pie, geai et étourneau.
Flinguer d’abord, réfléchir ensuite.
Ces animaux peuvent donc être tués toute l’année, parfois sans limite de quantité, même en dehors des périodes de chasse. Environ 1,7 million d’entre eux sont éliminés chaque année en France au nom de dégâts sanitaires ou économiques.
Pourtant, les scientifiques dénoncent une politique inefficace, coûteuse et écologiquement absurde. Une étude du Muséum national d’histoire naturelle conclut que massacrer les renards, les pies et les corneilles ne réduit pas les dommages : les populations se reconstituent rapidement. La facture annuelle de cette « régulation » atteint 103 à 123 millions d’euros… contre 8 à 23 millions de dégâts officiellement comptabilisés. Sans compter que ces animaux rendent de précieux services : ils limitent les rongeurs, éliminent carcasses et individus malades, dispersent les glands et structurent les écosystèmes. Un détail.